mercredi 3 décembre 2008

Épreuve difficile

J'avais appris la mauvaise nouvelle de la bouche d'une employée de l'établissement, un restaurant très prisé de la Rive-Sud, de mon patelin, quoi. Le genre de nouvelle que tu ne veux jamais croire parce que dans notre bulle bien fermée, surtout ce genre-là, elles n'entrent pas facilement. Il faut la crever pour s'en rendre compte.

Samedi dernier, je venais d'apprendre de façon assez brutale qu'un employé bien apprécié et aimé de ses collègues venait de s'enlever la vie. Pas chez lui, mais au boulot. Il avait attendu que le dernier quitte les lieux. Il a pris le temps de verouiller la porte principale et la sortie arrière pour réaliser l'impensable. Pour quitter définitivement. Il avait à peine 25 ans. Un jeune homme en pleine force de l'âge.

Je le connaissais comme client. Un bon client. Un type qui paie bien, généreux comme tout puisqu'il connaissait bien le métier qu'il pratiquait (vous devez savoir que pour cette rédaction, je ne dévoilerai pas les noms des personnes principalement impliqués, le nom de l'établissement ni le lieux de location du bâtiment par pure respect pour les proches qui pourraient, même par le plus grand des hasards, tomber sur ce billet).

Il ne prenait pas le taxi bien souvent puisque j'avais dû le reconduire à une ou deux reprises seulement. Mais j'avais appris le malheur par un employé qui travaille à proximité et qui le connaissait bien. Au début, je ne voulais pas trop y croire. Mais la vérité me rattrapa assez rapidement. Le stationnement fut vide pendant deux jours d'affilé. C'était suffisant pour mon orgueil.

Et moi qui croyait que c'était une autre personne. Un autre type que je connaissais très bien pour l'avoir reconduit maintes fois. Parfois il voyageait seul, parfois en compagnie de son épouse. Le choc aurait sûrement été bien pire. Ma femme le connaissait aussi, relations d'affaires oblige. Mais peu importe. Une vie s'est éteinte. Jeune. Trop jeune. C'est injuste. Il avait la vie devant lui. Pourquoi ?

Je désire ici quitter sur une note musicale. Vous la connaissez sûrement. Le groupe a été populaire dans les années 70. Les Eagles fut mon groupe préféré de ces belles années. Les balades étaient belles et inspirantes. jamais je n'aurais cru la faire entendre à un la mémoire d'un jeune homme. Mais la raison principale était que le titre me semblait juste. Approprié. «I Can't Tell You Why», interpreté par The Eagles.

«Je Ne Peux Te Dire Pourquoi», la raison de ce geste insensé et qui fait mal. Un départ précipité. Brutal. Injuste. Non, il ne pourra plus jamais dire «pourquoi».

J'aimerais offrir cette pièce musicale aux proches, ainsi qu' à tous ceux et celles qui l'ont connu. J'offre également mes sympathies. En sa mémoire.

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Par la même occasion, j'aimerais honorer la mémoire de mon beau-père, décédé le 29 décembre dernier. Oh, il a bien vécu. Il était bien entouré, il était bien aimé de tous et particulièrement de sa fille, ma femme. Le premier anniversaire de son départ fera mal. Très mal. Ce sera un Noël triste. Une période des Fêtes sans le Papy des petits-enfants. Il faudra pourtant faire avec. Pas évident. Non, vraiment pas.

Pour ma Sylvie, c'était plus qu'un père. Il était son confident, son ami, son épaule. Elle pouvait s'y appuyer en des temps difficiles. Triste mais inévitable. Un cancer généralisé. Il avait même réussi un tour de force : survivre pendant 15 ans... Toute une rémission !

Bon, je vous laisse. J'aurais pu élaborer un peu plus mais je préfère vous laisser sur cette balade. Je n'aime pas trop rédiger des billets tristes mais le prochain devrait être pas mal plus gai. J'espère... Merci. Et bonne nuit !


Ma signature autorisée

mardi 2 décembre 2008

Café-Blogs, édition du 7 décembre 2008


Café-Blogs, édition du 7 décembre 2008

Pour la seconde fois depuis sa création, la 2e édition du Café-Blogs se tiendra le 7 décembre 2008 à 11h00, précisément. Comme j'ai su ce matin, en lisant mes courriels que l'heure avait été déplacé par rapport à ce qui avait été prévu à l'origine, je ne pourrai donc pas me déplacer pour assister à cet évenement conçu par et pour les blogueurs de la blogosphère québécoise.

J'aurais pourtant aimé le faire, juste pour le plaisir de rencontrer à nouveau une blogueuse de talent, Brigitte, une personne que j'avais déjà rencontré auparavant lors du lancement de trois recueils pondus par les trois personnalités de la blogosphère : Pierre-Léon et UN TAXi LA NUiT, Caroline Allard et ses Chroniques d'une mère indigne et finalement le recueil de Lucie Bienvenu et son carnet Lucie le chien. Ce lancement avait eu lieu le 16 mars dernier à 17h00.

Après cet évenement, nous étions allé casser la croûte dans un restaurant du vieux Montréal. Le service n'avait pas été à son meilleur mais l'ambiance, elle, était franchement délicieuse. J'ai réalisé ce soir-là que pour une personne timide comme moi, je m'étais débrouillé assez bien. J'ai eu la chance de faire connaissance avec l'entourage de Francis (sa femme Chantal, Mel, Brijit et son copain). Une soirée qui restera marquée dans ma mémoire, la mémoire d'un nouveau blogueur, fraîchement débarqué dans l'univers virtuel de la blogosphère.

Brigitte Laniel fut celle qui, par l'entremise d'un autre carnetier, Francis, qui avait commencé à me rendre visite sur mon ancien blogue (À bord du 558) de temps en temps au début, et plus fréquemment par la suite. Nous avons tissé des liens amicaux, je lui ai rendu visite à sa magnifique résidence de Boisbriand, sur la Rive-Nord. Résidence qui, je dois l'admettre, avait été rénovée entièrement de ses propres mains. Il mérite encore mon admiration d'ailleurs. Depuis qu'il a quitté le pays pour un emploi au sein de l'O.N.U. (en Afrique du Sud, je crois), je n'ai plus eu de ses nouvelles, à part son appel en direct du continent africain. Depuis, plus rien. Quelqu'un pourrait m'en donner S.V.P. ?

Donc, pour résumé le tout, ce Café-Blogs se tiendra à Montréal le 7 décembre 2008, à 11h00 AM. L'adresse pour s'y rendre est le 2025 de la rue Parthenais, local 245. Pour en savoir davantage sur cette rencontre, cliquez ICI. D'ailleurs, si vous souhaitez faire comme moi et soutenir Brigitte, parlez-en, tout simplement !

Ma signature autorisée

lundi 1 décembre 2008

La grande guignolée des médias de la Rive-Sud

C'est en parcourant la municipalité de Boucherville, de long en large, en pleine tempête de neige, les pneus de mon taxi laissant des traces toutes fraîches dans cette neige mouillée, ces flocons mêlées de sluch, évitant surtout d'aroser les piétons qui marchaient et qui se tournaient souvent la tête dès qu'ils entendaient un bruit de moteur approcher derrière eux, sur l'unique trottoir de la rue du Fort St-Louis, tout en accélérant le pas. Cette neige, la première de l'année (à condition que cette accumulation parvienne à rester au sol) et la première depuis le début d'un hiver qui n'était pas encore arrivé de façon officielle.

La soirée était assez calme malgré la quantité de floncons tombés sur le sol. Les recettes amassés cette nuit me l'avaient prouvé d'ailleurs : 5 clients/es seulement en l'espace de 8 heures. Pourtant, les dimanches que j'ai connus m'avaient semblés plus productifs. Plus payant. Mais un chauffeur de taxi ne doit pas s'arrêter à cette constatation. Il en vivra d'autres soirées de maigres pitances. Mais une soirée de tempêtes de neige ? À Boucherville ? Tout est possible dans cet univers.

C'est en tournant le coin d'une rue principale, la rue De Montarville que j'apperçu l'affiche qui me donna l'inspiration pour la rédaction du présent billet. J'avais stoppé mon Impala 2002 droit devant l'enseigne lumineuse. Voilà, mon idée était toute tracée d'avance. Comme Montréal, la Rive-Sud avait sa propre guignolée des médias. Avec des artistes de chez nous. De Boucherville.

Ce fut en 2001, le 13 décembre exactement, que la grande guignolée des médias nationale fit son apparition parmi la population québécoise. Et la première édition fut un succès sans précédent. Les 16 différents médias de la métropole avaient réussi à obtenir $ 392 834 en plus de 16 891 sacs d'épicerie. Ils ont pu amasser ces dons grâce à la générosité du public et aussi avec l'aide des principaux marchés d'alimentation et des pharmacies.

Sur la Rive-Sud de Montréal, cette fois, ce fut en 2002 que cet organisme fit ses débuts. Le but premier était de venir en aide aux 37 organismes des cinq villes qui forment aujourd'hui l'agglomération de Longueuil en gardant sur son territoire les dons et denrées reçu de la population locale. Depuis lors, la guignolée vient en aide à des familles démunies ou en difficultées afin de recevoir toute l'aide qu'ils ont besoin en cette période difficile de l'année.

L'année suivante, l'organisme avait reçu des dons totalisant $ 47, 027.13 en provenance du public de tous les arrondissements.

Mais l'année 2007 fut une réussite qui allait au-delà de toute attente. L'objectif de la campagne était d'amasser la somme de $ 225,000 dollars. Mais les 20 différents lieux de collectes permirent d'amasser finalement $ 255,000 dollars. Cela représente, de 2002 à 2007, un grand total d'un millions de dollars, soit $ 658 000 en argent et le reste en aliments et dons divers. La dernière collecte avait ainsi permis, en 2008, d’aider plus de 15 800 personnes et familles dans le besoin.

Cette année, une fois de plus, la grande guignolée des médias se donne pour défi d'amasser $300,000 en argent, en dons et en denrées pour venir en aide aux personnes défavorisées de la Rive-Sud. Celle-ci débutera le jeudi 4 décembre, de 6h00 à 21h00 à l'un des nombreux points de collecte identifiés sur le site. Si vous ne savez pas quoi donner exactement, je vous suggère de visiter ce lien. Bien sûr, vous pouvez faire un don en ligne. Sachez que les organismes bénéficiaires de la Rive-Sud aiment recevoir ce type de don puisqu'ils leurs permettront d'acheter pendant l'année entière les denrées nécessaires aux familles démunies.

Pour la première fois sur ce ce blogue, j'ai le privilège de venir en aide aux moins nantis que moi en vous rappelant l'importance de ce geste de solidarité et d'amour. Un geste qui permettra ainsi à plusieurs familles dans le besoin de pouvoir manger à leur faim et aux enfants de pouvoir, une année de plus, croire au Père Noël. Merci !

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